Les danseurs du Ballet de Moscou font revivre ces prochains jours les amants éternels de Vérone sur la sublime (et entêtante) musique de Prokofiev, interprétée par l’orchestre de l’Opéra national de Russie.
Sublime et tragique histoire, dans un décor minimaliste de toiles murales interchangeables, des costumes richement décorés, et une mise en scène donnant plus de poids au théâtre qu'à la danse. Ici, point de grandes prouesses physiques avec des diagonales à n'en plus finir, ou de cercles de sauts répétés entamés par les rôles leaders masculins. Pour les amateurs de danse pure et dure, la frustration sera un tant soit peu au rendez-vous de ce côté-là. Mais, celle-ci s'amenuise lorsqu'on voit Mercutio s'agiter avec grâce et finalement, éclipser Roméo par son charisme et son talent… Le travail de mise en scènes des nombreux combats à l'épée, réglés au centimètres près, est impressionnant. Il vaut mieux qu'il le soit pour la santé des danseurs !

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